A pregnant woman receiving an ultrasound exam conducted by a healthcare professional in a medical clinic.

L’échographie morphologique : un examen clé de la grossesse

L’échographie morphologique : un examen clé de la grossesse
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L’échographie morphologique : un examen clé de la grossesse

L'échographie morphologique, réalisée entre 22 et 24 semaines d'aménorrhée, est un examen essentiel du suivi de grossesse permettant de vérifier le développement du fœtus et de détecter d'éventuelles anomalies.

Qu’est-ce que l’échographie morphologique ?

L’échographie morphologique, également appelée échographie du deuxième trimestre, est l’un des examens médicaux les plus importants du suivi de grossesse. Prescrite par le gynécologue ou la sage-femme, elle est obligatoire en France et fait partie des trois échographies de routine remboursées par la Sécurité sociale, aux côtés de celles du premier et du troisième trimestre.

Réalisée généralement entre la 22e et la 24e semaine d’aménorrhée (soit environ 5 mois de grossesse), elle permet une étude détaillée de l’anatomie du fœtus, de sa croissance, ainsi que de certains éléments annexes comme le placenta et le liquide amniotique. C’est un moment particulièrement attendu par les futurs parents, car c’est souvent lors de cet examen que le sexe du bébé peut être révélé avec certitude.

Que permet-elle de détecter ?

Cette échographie a pour objectif principal de vérifier le bon développement morphologique du fœtus. Le praticien procède à une analyse systématique de chaque partie du corps du bébé :

  • Le crâne et le cerveau : dépistage d’éventuelles malformations cérébrales, mesure du périmètre crânien
  • Le visage : vérification de la lèvre supérieure pour détecter une fente labiale
  • Le cœur : observation des quatre cavités cardiaques et des gros vaisseaux
  • La colonne vertébrale : recherche de spina bifida ou d’autres anomalies vertébrales
  • Les reins et la vessie : vérification de leur présence et de leur fonctionnement
  • Les membres supérieurs et inférieurs : comptage des doigts, mesure des os longs comme le fémur
  • L’abdomen : examen de l’estomac, du foie et de la paroi abdominale

Le taux global de détection des malformations varie entre 50 et 70 %, selon la nature de l’anomalie et la position du fœtus lors de l’examen. Les malformations cardiaques restent les plus difficiles à repérer à ce stade, tandis que les anomalies du système nerveux central sont généralement bien identifiées.

Comment se déroule l’examen ?

L’échographie morphologique est un examen non invasif et indolore, qui dure généralement entre 20 et 45 minutes. Elle est réalisée par un gynécologue-obstétricien, une sage-femme ou un échographiste spécialisé, à l’aide d’une sonde posée sur l’abdomen de la mère après application d’un gel conducteur à base d’eau.

Plusieurs mesures biométriques sont effectuées pour évaluer la croissance du fœtus :

  • Le diamètre bipariétal (largeur du crâne)
  • Le périmètre crânien
  • Le périmètre abdominal
  • La longueur du fémur et de l’humérus

Le médecin contrôle également la quantité de liquide amniotique, la position et l’aspect du placenta, ainsi que le nombre de vaisseaux présents dans le cordon ombilical (normalement deux artères et une veine). Si la position du bébé ne permet pas une bonne visualisation, la patiente peut être invitée à marcher un peu ou à revenir quelques jours plus tard pour compléter l’examen.

Que faire en cas d’anomalie détectée ?

Si une image suspecte ou une mesure inhabituelle est constatée, cela ne signifie pas nécessairement qu’il existe un problème grave. Le médecin peut prescrire des examens complémentaires pour confirmer ou infirmer le diagnostic :

  • Une échographie de référence réalisée par un spécialiste en diagnostic prénatal
  • Une IRM fœtale pour préciser l’atteinte éventuelle
  • Une amniocentèse ou une choriocentèse pour analyse génétique
  • Un entretien avec un généticien ou un pédiatre spécialisé

Dans certains cas, la découverte d’une malformation permet d’anticiper la prise en charge dès la naissance, en orientant la mère vers une maternité équipée d’un service de chirurgie pédiatrique ou de néonatalogie adaptée. Un soutien psychologique est également souvent proposé pour accompagner les futurs parents.

Conseils pratiques et en résumé

Pour tirer le meilleur parti de cet examen essentiel, voici quelques recommandations à suivre :

  • Ne pas venir à jeun : il n’y a aucune préparation particulière à respecter, mais il est conseillé d’avoir la vessie modérément remplie pour faciliter la visualisation des structures pelviennes.
  • Apporter son dossier de grossesse et les précédentes échographies pour permettre au praticien de comparer les mesures.
  • Poser toutes ses questions au praticien pendant ou après l’examen, sans hésitation.
  • Être accompagnée si possible, car les émotions peuvent être intenses, surtout lors de l’annonce du sexe ou d’éventuelles anomalies.
  • Ne pas paniquer en cas de doute : la majorité des suspicions se révèlent sans gravité après vérification complémentaire.

En résumé, l’échographie morphologique est un examen majeur du suivi de grossesse qui permet de s’assurer du bon développement du fœtus et de détecter précocement d’éventuelles anomalies. Réalisée entre 22 et 24 semaines d’aménorrhée, elle constitue un rendez-vous incontournable pour les futurs parents. Bien que ses résultats puissent parfois générer de l’inquiétude, ils offrent surtout la possibilité d’une meilleure prise en charge et d’un accompagnement médical adapté tout au long de la grossesse et après la naissance.